Décès d'un CRS à LANNEMEZAN 28/01/09
#21
Posté 28 janvier 2009 - 21:53
#22
Posté 28 janvier 2009 - 23:36
#23
Posté 29 janvier 2009 - 08:20
"Lorsque les armes sortent, il n'est plus question de morale, de justice ou de quoique ce soit d'autre. Survit celui qui a les meilleurs réflexes, et une part de chance. C'est terrible, mais c'est ainsi."
#24
Posté 29 janvier 2009 - 15:14
http://www.ladepeche...ort-du-CRS.html
Modifié par rebelle37, 29 janvier 2009 - 15:16.
#25
Guest_Eryx_*
Posté 29 janvier 2009 - 20:19
#26
Posté 29 janvier 2009 - 22:58
#27
Posté 30 janvier 2009 - 09:21
Barèges. Émotion après la mort du CRS
Drame de la montagne. Julien Passeron, le chef de la section montagne des CRS de Lannemezan, rend hommage à Éric Fauvet, mort mardi à Barèges.
DDM
Seul, dans son bureau, au premier étage, de la caserne des CRS de Lannemezan, le lieutenant Passeron, commandant de la section montagne qui compte 38 fonctionnaires, n'en finit pas de répondre au téléphone. Faisant preuve de disponibilité, il raconte inlassablement le drame qui s'est déroulé lors d'un entraînement en montagne, mardi après-midi, dans le secteur du lac d'Oncet, ce petit lac en contrebas du pic du Midi, et qui a coûté la vie à un de ses hommes : Éric Fauvet, 45 ans, marié et père de trois enfants, âgés de 18, 15 et 12 ans. Le CRS était originaire d'Ax-les-Thermes. Son père était gendarme et son frère commande le PGHM de Savignac, en Ariège.
Domicilié dans son département d'origine, il faisait chaque fois la route pour se rendre à sa permanence. Pour vivre son métier. Sa passion.
Entre deux appels, le lieutenant Passeron prend le temps de nous parler d'Éric Fauvet.
« C'était un type exemplaire, exceptionnel », nous confie t-il. On n'entend pas là des mots de circonstance. Ce n'est pas un supérieur qui décrit un subordonné. Mais un homme qui évoque, avec pudeur et sincérité, un proche trop tôt disparu.
« LA MONTAGNE, C'ÉTAIT SA VIE »
« Éric était passionné par la montagne et le milieu montagnard. C'était une force de la nature. Un type compétent, professionnel, sauveteur en montagne, guide de haute montagne, titulaire d'un brevet d'état de ski alpin », indique le lieutenant Passeron. Quand on lui demande si Éric Fauvet évoquait souvent les risques du métier, la réponse ne tarde pas. « On en parle tous et très souvent. »
Après un silence, le lieutenant a cette phrase qui en dit long : « Les secours en montagne, et en particulier ceux de la CRS de Lannemezan, paient un lourd tribut ».
Il énumère : Jean-Paul Péteilh, en 2001 ; Philippe Ribatet, en 2003 ; Manu Mandard, en 2006, et maintenant, Éric Fauvet.
« Cela fait beaucoup », se laisse à dire le lieutenant qui a prévu de regrouper ses hommes pour faire un débriefing de ce qui s'est passé mardi.
Un psychologue envoyé par la police nationale se tient également à la disposition des fonctionnaires.
Le lieutenant Passeron, qui a payé au prix fort, physiquement, son engagement au service des autres, a compris qu'il était nécessaire de mettre des mots sur des maux.
Comme en cordée, il sait l'importance du groupe, de l'ensemble. Pour résister. Pour avancer. Pour vivre tout simplement.
Il l'a dit aussi, « nous ne laisserons pas tomber sa famille. Nous serons toujours près d'elle ». Parce que perdre un être cher, un papa, encore plus à cet âge-là, c'est terrible. Cruel. Inhumain. Ces souffrances-là doivent être exprimées, partagées pour être dépassées.
Le lieutenant Passeron pense aussi à Olivier Mariande, blessé dans l'avalanche fatale à Éric Fauvet, sorti le soir même du centre hospitalier de Lourdes où il avait admis pour des examens. Il explique que, très choqué, il n'a pas souhaité s'exprimer.
Le silence, cela se comprend et se respecte. Aussi.
En guise de conclusion, le lieutenant Passeron a cette dernière pensée envers Éric Fauvet : « La montagne, c'était sa vie ».
Déjà, le téléphone sonne. Le lieutenant Passeron répond. Comme toujours.
Comme le font les sauveteurs en montagne.
La cérémonie et les hommages à Éric Fauvet auront lieu samedi, à 14 h 30, à Ax-les-Thermes.
Retour sur le drame de mardi
Les deux CRS victimes d'une avalanche, avant-hier, effectuaient un entraînement au sein d'un groupe de 10 CRS de la section montagne de Lannemezan. Le drame est arrivé entre le lac d'Oncet et la station du Tourmalet, en dehors du domaine skiable. « Cet endroit n'est pas connu pour être dangereux. Cependant, le manteau neigeux était très instable et il y avait un risque fort d'avalanche », souligne le capitaine du Peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte-Nestalas (PGHM) Bertrand Couret. Sur une pente de difficulté moyenne, le passage des deux victimes, « en retrait du groupe », a déclenché l'avalanche 30 m au-dessus d'eux. « Une avalanche modeste, environ 80 m de large sur 30 m de haut, précise le lieutenant du PGHM Jacques Bernole, la neige s'est accumulée au fond d'une cuvette au bas de la pente et a enseveli les deux hommes. »
Leurs camarades les ont localisés grâce à leur balise Arva, ont amorcé les secours et ont donné l'alerte vers 16 heures. Le PGHM, qui assure la permanence secours, a dépêché un hélicoptère, 11 hommes, un médecin du SMUR spécialisé et un maître-chien.
LES SECOURS ONT TOUT TENTÉ
Les deux hommes ont été dégagés moins d'une heure après l'alerte. Le CRS sain et sauf, victime d'une hypothermie, « était enseveli sous un mètre de neige. Il a pu bouger la main pour brasser la neige et se ménager une poche d'air ».
Éric Fauvet, décédé hier matin, « était enseveli sous 2 m, d'où un temps de dégagement plus long ».
Les secours ont tout tenté pour sauver le fonctionnaire de police en arrêt cardiaque. Mais il est décédé dans la soirée au centre hospitalier de Rangueuil à Toulouse. Hier, dans le cadre de l'enquête judiciaire, les gendarmes sont revenus sonder l'avalanche avec un technicien nivologue de Météo France pour tenter de cerner plus précisément les circonstances de l'accident.
« C'est une conjonction malencontreuse de phénomènes : une accumulation de neige due au vent à cet endroit précis », explique Jacques Bernole qui dissuade les skieurs de faire du hors-piste dans les prochains jours en raison des risques d'avalanches.
Un très bel Hommage+.
#28
Posté 30 janvier 2009 - 23:09
Il ne faut pas jouer à saute mouton avec une licorne....Non...il ne faut pas!
Si les lentilles vous font péter....portez des lunettes!!!!!
http://tweetie13.labrute.fr/cellule
#29
Posté 31 janvier 2009 - 22:01
#30
Posté 01 février 2009 - 00:18
ENP Nimes , 208ème
Affectation au CSP du 92
#31
Posté 03 février 2009 - 01:41
sincères condoléances
une minute de silence a été observé à 14h30 dans tout le 92 cet après midi à sa mémoire
Sincères condoléances également.
Chez nous aucun officier n'a mis en place la minute de silence. Je n'ai vu que le soir sur le télex qu'elle devait avoir lieu à cette date et à cette heure.
J'ai honte.
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