Le chef de la police municipale deChambourcy
#121
Posté 24 mars 2007 - 11:00
#122
Posté 24 mars 2007 - 11:26
#123
Posté 24 mars 2007 - 17:17
#124
Posté 25 mars 2007 - 03:38
Malgré la pluie glaciale, Paul a tenu à se rendre à la mairie, hier matin, pour exprimer ses condoléances à la famille de Christian Maréchal. Ce policier municipal a été lardé de 18 coups de couteau, mercredi soir, à son domicile de Chambourcy. Sur un registre déposé dans le hall d'entrée de l'hôtel de ville, une quinzaine d'habitants sont venus adresser un dernier message à la mémoire de la victime, patron de la police de la commune depuis 1990.
« On reçoit de nombreux appels de gens qui veulent connaître la date des obsèques, confie une employée de la mairie. On leur répond qu'on ne sait pas. Rien n'a encore été décidé. » « Je suis venu pour exprimer toutes nos plus vives condoléances à sa famille, précise Paul, 85 ans. C'est terrible, cette affaire. Pourquoi s'en prendre à cet homme avec une telle sauvagerie ? Il faut être animé d'une haine viscérale pour faire une chose pareille. En agissant sous le coup de la colère, on peut porter un ou deux coups de couteau, ça peut s'entendre. Mais là, autant, c'est incompréhensible. » Le retraité tient également à souligner l'importance et la qualité du travail effectué par Christian Maréchal. « Il faisait bien son boulot, insiste Paul. Je n'ai rien à dire sur son travail et sur celui de ses hommes. Dans la nuit de lundi à mardi, je suis sorti de chez moi vers 3 heures pour aller déposer une lettre à la poste, qui devait absolument partir à la première levée. Eh bien, quand j'ai pris ma voiture, j'ai vu des policiers municipaux en patrouille dans mon quartier. Je ne comprends toujours pas qui a pu commettre un tel assassinat... »
« C'était un homme serviable, toujours prêt à rendre service »
« Ça retourne quand même la commune, une affaire pareille, souffle Daniel, 60 ans. Ma femme connaissait bien Maréchal. Moi, je l'appelais toujours par son nom. Nous avons habité dans la même résidence pendant plusieurs années. Il faisait partie de l'association des locataires. Dès qu'on avait un petit souci, on préférait aller le voir pour régler ça. Il impressionnait les gens avec sa grosse voix. C'était un homme imposant. Personnellement, je ne me serais jamais attaqué à lui. » Cet habitant de la résidence de la Châtaigneraie poursuit en expliquant : « L'image que je garde de lui, c'est son sourire. C'était un homme serviable, toujours prêt à rendre service. » « Comment peut-on en arriver là ? s'interroge Daniel. Quand on a un problème avec quelqu'un, on peut s'expliquer. Ce meurtre, c'est pas humain... »

CHAMBOURCY, HIER.
Plusieurs habitants sont venus signer le registre
de condoléances installé dans le hall de la mairie
après le meurtre de Christian Maréchal.
(LP/ST.S.)
Stéphane Sellami
Le Parisien , samedi 24 mars 2007
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Les enquêteurs à la recherche d'un mobile
Deux jours après les faits, les enquêteurs de la brigade criminelle de la PJ de Versailles tentent toujours de déterminer la raison qui a poussé le meurtrier à s'en prendre à Christian Maréchal. « Pour l'instant, dans cette affaire, on n'a toujours pas de mobile, souffle un policier, en proie à de multiples interrogations. Aucune piste n'est écartée.
Nous attendons le retour des analyses des divers éléments prélevés sur la scène du crime. » Et notamment des traces de sang retrouvées sur la porte du pavillon de la victime, tuée à l'intérieur même de sa maison. Diverses empreintes ont également été relevées dans l'entrée de l'habitation. Hier, les policiers ont eu le résultat de l'autopsie pratiquée sur le corps de Christian Maréchal. « Il a reçu 18 coups de couteau, principalement au niveau du thorax, ajoute la même source. Il a été touché à une reprise au niveau du cou et du dos. L'emplacement du premier coup porté n'a pas pu être déterminé. Il est décédé très rapidement. Il a été surpris par son agresseur car aucune blessure indiquant qu'il s'est défendu n'a été retrouvée sur ses mains. Une chose est sûre : c'était un acte prémédité. »

CHAMBOURCY, HIER.
Le chef de la police municipale a été tué dans sa maison,
par un meurtrier qui lui a porté 18 coups de couteau.
Diverses empreintes ont été relevées dans l'entrée de l'habitation.
(LP/ST.S.)
St.S.
Le Parisien , samedi 24 mars 2007
#125
Posté 25 mars 2007 - 08:23
#126
Posté 25 mars 2007 - 12:37
#127
Posté 25 mars 2007 - 18:07
#128
Posté 26 mars 2007 - 12:42
#129
Posté 26 mars 2007 - 15:15
Modifié par pcat, 27 mars 2007 - 18:48.
#130
Posté 26 mars 2007 - 20:52
#131
Posté 27 mars 2007 - 19:52
#132
Guest_oscar70_*
Posté 29 mars 2007 - 07:12
Modifié par oscar70, 04 novembre 2013 - 15:51.
#133
Posté 29 mars 2007 - 07:28
nous pourrions peut-être marquer notre soutien à la famille de la victime, à ses collègues et à l'ensemble de notre profession, en étant présent aux obsèques.Juste une petite reflexion:
Pourquoi ne pas faire une marche de soutient et de protestation en hommage à cet homme![]()
Je n'ai rien vu, et je me pose la question de savoir si tout le monde est donc égal devant l'agression ou là mort![]()
Me concernant, je ne serais pas prèsent aujourd'hui, à la même heure un de mes ex collègue partira également rejoindre ce chef là. J'aurai la même pensée pour ces deux hommes donc![]()
#134
Posté 30 mars 2007 - 08:55
Les funérailles de Christian Maréchal, le chef de la police municipale de Chambourcy (Yvelines), ont eu lieu hier en présence d'un millier de personnes. La police est toujours à la recherche de celui qui l'a tué à son domicile le 21 mars.

CHAMBOURCY (YVELINES), HIER.
Edyth Maréchal, entourée de deux de ses fils.
(LP/CAROL AMAR
L'émotion était vive hier à Chambourcy (Yvelines). Près de mille personnes ont assisté aux funérailles du chef de la police municipale, Christian Maréchal. Cet homme de 59 ans a été poignardé à mort dans la soirée du mercredi 21 mars à son domicile.
Son corps, lardé de 18 coups de couteau, a été retrouvé, gisant dans une mare de sang, par un de ses collègues, alerté par son épouse, retenue à un meeting politique et inquiète de ne pas pouvoir joindre son mari. De nombreux policiers nationaux et municipaux se trouvaient dans les premiers rangs du public. Derrière des barrières en fer, les habitants de cette commune de 5 000 habitants ont tenu aussi à dire un dernier au revoir à cet homme qui tenait les rênes de leur police depuis dix-sept ans. Les femmes ont les yeux pleins de larmes, et les hommes affichent des visages graves. « Tout le monde le connaissait ici, souligne un homme de 60 ans. C'était un être chaleureux et sympathique. » Vers 14 h 30, trois cars arrivent devant la petite église. Sa femme, Edyth, cheveux gris et tailleur gris, entourée de ses trois fils et ses nombreux amis venus du Pas-de-Calais, descend et prend place dans l'édifice religieux. Les policiers et les agents de la mairie s'installent à leur tour. Mais le bâtiment est plein à craquer. Trois cents personnes restent dehors pour assister à la cérémonie. Le prêtre lit quelques lignes écrites par les fils de Christian. « Il était toujours gai, bienveillant et généreux. C'était un père exemplaire. Christian était à la veille de ses 60 ans et de sa retraite. Un démon t'a pris la vie et a brisé notre famille. Mais cette épreuve nous rendra plus forts. » Une des nièces prend à son tour la parole et demande que justice soit faite. A l'entrée de l'église, une femme africaine verse de grosses larmes et murmure : « Mais qui lui en voulait tant pour commettre une horreur pareille ? » Quelques minutes plus tard, un sanglot dans la voix, la veuve du policier s'exprime à son tour : « Mon Papy, mon Chris, mon amour, tu nous quittes pour passer de l'autre côté. Le fil qui nous relie n'est pas cassé. Merci de m'avoir donné mes enfants. Bisous Papy. »
Il connaissait son agresseur
La famille et les amis viennent rendre un dernier hommage au défunt avant de prendre le chemin du cimetière. Des centaines de personnes se rassemblent autour du cercueil, ceint d'un drapeau tricolore. Le député-maire Pierre Morange (UMP) souligne ô combien Christian Maréchal était « gentil, bon, disponible et efficace » : « Il avait un gros coeur, et je présente mes condoléances attristées ainsi que celles des élus et de toute la population. » Le corps de Christian sera incinéré, et ses cendres seront dispersées à Courcelles-lès-Lens (Pas-de-Calais), la ville où il est né. Depuis le meurtre, la direction régionale de la police judiciaire de Versailles mène l'enquête. Mais les investigations piétinent. « Nous avons énormément travaillé, raconte un policier, mais aucune piste sérieuse ne sort. » Seule certitude, la victime connaissait son agresseur, car elle lui avait ouvert la porte. L'arme du crime n'a pas été retrouvée, et les investigations sont au point mort. Les analyses des relevés de l'identité judiciaire sont toujours en cours et n'ont pas encore pu être exploitées. Les rumeurs, les bagarres politiques et l'ambiance de règlement de comptes qui règnent à l'hôtel de ville ne facilitent pas le travail des fonctionnaires. « De nombreuses informations nous parviennent. Il nous appartient d'en faire le tri. Le risque est de voir l'enquête polluée pas des éléments erronés. » Christian Maréchal avait été menacé par téléphone ainsi que quelques élus. « Mais il ne semblait pas s'en émouvoir, explique Gérard Lebec, un adjoint lui-même victime de ce corbeau. Ce sont des choses qui arrivent souvent lorsqu'on a des responsabilités publiques. » Hier soir, le parquet de Versailles a ouvert une information judiciaire pour « assassinat ». « La préméditation ne nous semble pas faire de doute », confie une source judiciaire.
Julien Constant
Le Parisien , vendredi 30 mars 2007
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Quatre cents personnes ont rendu hier
un dernier hommage à Christian Maréchal,
à l'église Sainte-Clotilde de Chambourcy.
François Bouchon/Le Figaro.
#135
Posté 30 mars 2007 - 13:19
#136
Posté 30 mars 2007 - 15:29
#137
Posté 30 mars 2007 - 18:54
#138
Posté 31 mars 2007 - 08:26
#139
Posté 31 mars 2007 - 15:50
#140
Posté 31 mars 2007 - 19:56
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